Contexte culturelComprendre le texte
Dans les Stratagèmes des Royaumes combattants, Stratagèmes de Qi II, l'anecdote est enchâssée dans un discours : Chen Zhen cherche à dissuader le général de Chu Zhaoyang, qui, après avoir pris huit villes à Wei, s'apprêtait à attaquer Qi. Le serpent achevé que des pattes superflues font perdre devient l'argument qu'il ne faut pas compromettre un acquis, et Zhaoyang lève le camp. L'image porte non pas parce qu'on en fait davantage, mais parce que l'ajout contredit l'objet lui-même : avec des pattes, ce n'est plus un serpent. Le proverbe ne condamne donc pas toute étape supplémentaire ; un travail qui comble un manque réel ou corrige une erreur n'est pas un « ajout de pattes ».
Repères de lectureSens essentiel
Dans le récit, celui qui achève son serpent le premier a déjà gagné, mais, se croyant en avance, il lui ajoute des pattes et finit par perdre le vin. L'essentiel n'est pas la rapidité, c'est de n'avoir pas su s'arrêter au bon moment. Le serpent n'ayant pas de pattes, l'ajout transforme aussitôt l'avantage en faute.