← Retour à l’accueil en françaisPoésie classique · Français

Buvant seul sous la lune, I

Celui qui boit seul parmi les fleurs ne nie pas sa solitude : il imagine la lune et son ombre en compagnons de table. Il suffit de lever la coupe pour qu'une scène à une personne devienne une scène à trois. La solitude et une certaine allégresse tiennent ensemble dans le même instant, et avec elles la capacité de se donner une compagnie quand il n'y en a pas.

李白dynastie Tangpoème ancien de cinq caractères
Version française

Buvant seul sous la lune, I

Parmi les fleurs, une jarre de vin; je bois seul, sans personne auprès de moi.

Je lève ma coupe et convie la lune claire; avec mon ombre, nous voici trois.

« Nous voici trois » conserve le compte du chinois, qui range la lune et l'ombre parmi les personnes, plutôt que d'expliciter qu'il ne s'agit pas d'êtres réels.

Contexte culturel

Comprendre le texte

Le poème fait entrer les choses naturelles dans le champ des relations humaines : la lune au ciel et l'ombre au sol ne sont pas des personnes, mais le locuteur les traite en convives. Cette personnification n'est pas une illusion, c'est le geste délibéré de quelqu'un qui se sait seul et choisit de se figurer une compagnie. Le texte publié est un extrait — les quatre premiers vers du premier poème de la série —, ce qui est explicitement signalé.

Repères de lecture

Sens essentiel

Celui qui boit seul parmi les fleurs ne nie pas sa solitude : il imagine la lune et son ombre en compagnons de table. Il suffit de lever la coupe pour qu'une scène à une personne devienne une scène à trois. La solitude et une certaine allégresse tiennent ensemble dans le même instant, et avec elles la capacité de se donner une compagnie quand il n'y en a pas.

L’IA a produit la version candidate ; Hermes l’a validée après contrôle des sources, du sens et des limites culturelles.

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